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Jean-Philippe Piat, autiste, formateur en autisme et auteur (vidéo)

Jean-Philippe Piat, autiste, formateur en autisme et auteur (vidéo)

Le #clichéTSA sur l’autisme (TSA) qui agace actuellement le plus Jean-philippe PIAT, autiste, formateur et auteur

(extrait de son portrait Autistic Pride)

“L’enfant autiste n’est pas bien à l’école” ou “il doit pas être à l’école, il serait mieux en établissement”

C’est vraiment ce cliché là qui est énorme en ce moment, qui est très présent et c’est vraiment quelque chose qui m’agace, parce qu’en fait, cette idée, “c’est mieux pour lui” sans avoir vraiment évalué, je veux dire on évalue pas si c’est le mieux pour lui en fait.

C’est mieux pour l’équipe, c’est mieux soi-disant pour eux, parce qu’ils ne veulent pas s’engager.

Mais voilà, c’est vraiment quelque chose qui m’agace en ce moment…

….Je trouve qu’aujourd’hui la scolarisation est plus difficile, on est quand même une hyper normalisation.

Je vois que des personnes, même avec des bons résultats scolaires, le fait qu’elles n’aillent pas vers les autres, etc. c’est un problème, dès l’enfance… …

et je trouve que c’est vraiment problématique, parce que, je me dis que peut-être des personnes autistes, Joseph (Schovanec) peut-être, n’auraient jamais eu le parcours qu’elles ont aujourd’hui parce qu’aujourd’hui on les aurait mis en ulis ou voir pire, en IME.

C’est quand même vraiment je trouve quelque chose qui est assez agaçant de voir à quel point on est passé de … “On inclut” à aujourd’hui, on inclut des temps partiels, et puis très peu temps dans la scolarité…. il faut que tout le monde soit pareil, y a ce savoir être global de la société qui hyper important…

Description de la vidéo

Jean-Philippe raconte dans ce long portrait son parcours pro et comment il est devenu formateur et auteur dans le champ de l’autisme.

Il distille à la fois des conseils généraux basés sur son expérience mais aussi des retours d’expérience spécifiques sur le mode de la formation professionnelle.

Ce témoignage intéressera donc à la fois

  • l’ensemble des personnes autistes
  • mais aussi plus spécifiquement celles qui cherchent à devenir formatrices.

Jean-Philippe Piat est l’auteur de 2 livres autour de l’autisme

Il est aussi l’auteur du Blog Aspie Conseil où il partage régulièrement des coups de gueules, des réflexions et des outils autour de la neurodiversité.

On peut aussi trouver Jean-Philippe Piat sur

Linkedin

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#autisticpride

Nos enfants sont-ils intoxiqués aux écrans?

Nos enfants sont-ils intoxiqués aux écrans?

Il ne se passe pas un seul jour sans que quelque part sur internet, on parle des écrans. 

De leur dangerosité, de combien ils affectent négativement notre santé mentale et physique et évidemment, on lit la même chose voire pire sur les écrans et les enfants.

Et surtout on attribue beaucoup de pouvoir à ses écrans : ce sont les nouveaux ennemis à abattre dans une société où plus rien ne fonctionne sans…

Le truc c’est que LES écrans, ça ne veut pas dire grand-chose.

Et l’autre truc, c’est que nos enfants autistes ou TDAH, les écrans, ils ADOOOOORENT ça. Encore plus qu’un enfant lambda (même s’il y a des exceptions, j’en connais).

Et du coup, face à cette déferlante anti-écran (avec un niveau de preuve de toxicité relative) et à l’amour que nos enfants vouent aux dessins animés, Minecraft ou autre Discord, en tant que parent d’atypiques on ne peut que se sentir la PIRE mère du monde.

On intoxique nos enfants. Encore plus que les autres….😱

Sauf qu’en fait, c’est ne pas comprendre que l’usage des écrans, certes ça peut poser question et ça peut être trop mais c’est surtout un symptôme.

D’une époque et d’une culture (et là, on n’y peut pas grand-chose)

Mais aussi d’un ou des besoins de nos chers enfants TSA ou TDAH.

Déjà, quand on parle d’écrans, il y a de nombreux usages :

Usage des écrans relativement PASSIF

  • Consommer du contenu ‘aléatoire’ : YouTube, Tiktok, IG, Snapchat etc. Là y’a le pire (le scrolling infini) et le meilleur (maman, j’ai trouvé une super vidéo sur le mode de vie des pingouins).
  • Se divertir en mode TV : Regarder un film, une série ou un dessin animé – plutôt passif mais peut être partagé.

Usage des écrans SOCIAL et ACTIF

  • Jeux vidéo en équipe : les jeux vidéo multi joueurs (type Fortnite, Roblox, Clash of Clan)
  • Socialiser : échanges écrits sur les réseaux sociaux, en MP ou en vocal sur Discord par ex pour les gamers, l’email.

Usage des écrans ACTIF

  • Apprendre : Youtube sur un sujet précis avec des vidéos d’experts ou alors pour les tutos (vidéo modelling, prouvé comme efficace chez les enfants autistes), applications dédiés (type Duolinguo, etc),
  • Créer : montage vidéo, audio, art digital, minecraft, musique, code…

Sur base de cette liste non exhaustive, on voit que majoritairement, ce qu’on fait sur des écrans peut être très intéressant et bénéfique.

Les vrais problèmes sont probablement : 

  • la consommation ‘aléatoire’ sans but précis et alimentée par les algos addictifs qui proposent toujours une nouvelle vidéo et 
  • ce qu’on ne fait pas d’autre quand on est sur un écran – hein toi là, qui me lit, tu voulais pas sortir te promener ? 😜

Mis à part que les écrans c’est vaste, quand on parle de nos enfants, ils ont des attraits très spécifiques pour eux :

C’est un monde PREVISIBLE

Quand on allume sa tablette ou qu’on va sur Youtube, on sait comment ça va commencer et finir. Et les designers d’applications font tout pour encourager cela. Et cette prévisibilité est très attirante pour nos enfants.

C’est un monde LOGIQUE

Notamment dans les jeux vidéo – il y a des règles et il n’y a pas d’exception à la règle. Et en plus y’a souvent un tuto au début pour que tu comprennes bien.
 

Les applications et les jeux vidéo sont VALORISANTS

Ils utilisent les mêmes principes que le fameux ABA – le renforcement positif, le façonnage etc. dans un environnement où chaque étape a été pensée pour être accessible au juste niveau (pas trop dur, pas trop facile). Avec comme seul juge la machine. 
 

C’est un lieu où ils peuvent interagir avec moins d’infos à traiter

Par écrit, sans devoir regarder la personne, la relation peut être plus fluide pour un ado. En vocal en jouant à un jeu vidéo en équipe, il y a ce focus sur l’audio (casque) et le jeu.

C’est un lieu où on voit moins leurs différences (de comportements, de langage) et où on peut être valorisé pour ses compétences ou connaissances
 

Du coup ça semble logique qu’ils y soient attachés !

Cela veut aussi dire que si ton enfant est très voire trop branché écrans, une façon de rééquilibrer les choses c’est de passer en revue son quotidien et voir si tu peux rajouter

  • De la prévisibilité (planning visuel, routines etc.)
  • Expliciter plus des règles implicites 
    (par ex en débriefant une série TV ou en faisant le TUTO Douche pour qu’il mémorise les étapes)
  • Valoriser ce qu’il ou elle fait au quotidien, et parfois faire des cadeaux surprise, pour saluer un effort. Les économies de jetons peuvent aussi très bien fonctionner chez les plus jeunes mais on peut aussi valoriser avec un merci, un ‘j’ai vu que tu avais mis tes chaussettes tout seul ! tu peux être fier’)
  • S’inspirer de la communication non-‘classique’ pour par ex communiquer avec l’ado par Texto plutôt qu’en face à face

Cela dit, si ton ado ou pré-ado est vraiment totalement dans ses écrans, c’est que probablement il ou elle y a trouvé refuge et là, à toi d’investiguer ce qui lui arrive.

Cette semaine lors d’un Atelier Hapyk Coaching, on a échangé sur ce sujet et on était nombreux avec des ados qui étaient passé par une phase de burn out et pour qui les écrans avaient été à un moment une bouée de sauvetage.

Comme pour moi, enfant et ado, qui ne vivais que par la lecture. Je lisais souvent toute la nuit, les livres étaient mes amis, mon phare dans un environnement très chaotique. Et c’était aussi plus facile qu’interagir avec mes pairs qui ne me comprenaient pas au mieux et me rejetaient au pire. 

Est-ce qu’on s’inquiète autant d’un ado qui lit ? Non, et pourtant c’est la même mécanique. 

C’est un vaste sujet la place des écrans et mon post est déjà trop long.

Mais je voulais prendre ce temps pour te faire réfléchir à l’usage et au sens des écrans dans ton cas.

Parce qu’un enfant qui va bien, qui se sent compétent, qui n’a pas peur de mal faire, il va facilement lâcher sa tablette si on lui propose quelque chose d’adapté.

Mieux vaut raisonner en termes de ‘à quoi ça sert, quel besoin ça comble’ que ‘combien d’heures faut-il autoriser’. 

Et la réponse sera unique à chaque famille. Seul(e) toi connait la bonne solution.

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