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Cécile – 38 ans, Autiste, Chargée d’études en recyclage et conseillère municipale

Cécile – 38 ans, Autiste, Chargée d’études en recyclage et conseillère municipale

EXTRAIT – à une personne autiste qui commence à travailler, qui est jeune, qu’est-ce que tu donnerais comme conseil (faire ou pas faire pour que ça se passe bien)?

D’être fiere déjà de qui elle est, c’est la première chose. Ne pas se renier pour rentrer dans un moule.

Si elle se sent suffisamment à l’aise avec sa direction pour parler, de ses difficultés, il ne faut pas hésiter parce qu’on ne peut pas comprendre ce qu’on ne connaît pas.

Après il faut se sentir à l’aise et en confiance, mais ça, j’ai envie de dire ça marche pour tout, ce n’est pas que pour l’autisme, quand on sent confiance on peut plus facilement discuter de ses difficultés et trouver des solutions et surtout de s’écouter dans le travail.

C’est important parce que, malheureusement, c’est le nerf de la guerre avec le travail. On touche un salaire, avec un salaire, on a de quoi vivre, mais ça ne doit en aucun cas effacer la personne qu’on est, c’est une grande partie de notre vie, on y passe au moins la moitié du temps où on est réveillé, et il faut absolument s’épanouir, parce que sinon on s’efface en tant que personne, et on s’oublie: c’est là où, en fait, pour moi on se retrouve à être malheureux.

Le témoignage entier de Cécile

Cécile discute de son expérience en tant que personne autiste, soulignant l’importance de l’acceptation de soi et de la communication ouverte sur les difficultés.

Elle critique les stéréotypes et les clichés sur l’autisme, en soulignant que chaque individu est unique.

Cécile souligne également l’importance de trouver un travail qui permet l’épanouissement personnel.

Enfin, elle discute de son rôle en tant que conseillère municipale, en se concentrant sur la gestion des déchets et le recyclage.


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Marie, Autiste et auteure (vidéo)

Marie, Autiste et auteure (vidéo)

EXTRAIT – Le cliché que Marie aimerait éradiquer au sujet de l’autisme

…C’est celui du garçon perturbateur incontrôlable, nous, on n’est que des filles, et en plus on est pour la plupart communicantes et voire très bavardes, et régulièrement en face les réactions sont incrédules.

On me dit souvent “Attend si toi tu es autiste, je suis quoi moi?”

……..ça me chiffonne souvent c’est pour ça que je fais mon petit dessin là en ce moment sur l’autisme, j’ai vraiment envie de communiquer sur le fait que il y a aussi des filles…

c’est pas des filles forcément introverties, qui passent de leur journée à assise à rien faire quoi,…

Moi j’avais des yamakasi quand elles étaient petites, elles sautaient partout, c’étaient des bombes humaines.

…..donc le cliché qui m’embête le plus, c’est vraiment celui-là, c’est celui soit du nerd d’informatique soit que ce soit assimilé aux garçons.

Le portait de Marie

Marie y décrit son expérience de l’autisme, la comparant à des vagues tantôt calmes, tantôt tumultueuses.

Elle met l’accent sur l’importance pour les personnes autistes

– de se comprendre et de comprendre leurs propres fluctuations.

– de la régulation émotionnelle, affirmant que savoir gérer ses émotions peut être une compétence utile pour les personnes autistes.

– de maintenir une routine quotidienne, notant qu’elle utilise des rituels spécifiques pour structurer sa journée et créer une prévisibilité, ce qui lui donne un sentiment de calme et de contrôle.

Marie partage comment elle a réussi à surmonter un burnout majeur et à trouver un équilibre dans sa vie.

Elle souligne que cette expérience a été un tournant qui l’a poussée à se concentrer davantage sur l’autisme et à chercher des moyens de mieux gérer sa situation.

Marie parle aussi de sa passion pour la photographie et le dessin, qu’elle utilise comme un moyen d’exprimer sa créativité.

Elle vient de publier un livre illustré « Mes enfants sont relous » qui traite du sujet de l’autisme dans le contexte familial.

Extrait du livre de Marie, disponible ici en pré-commande

Et retrouve Marie sur Linkedin

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Elodie, autiste et infirmière

Elodie, autiste et infirmière

EXTRAITSi tu voulais conseiller des jeunes adultes, qui commencent dans leur vie active, qu’est ce que tu leur dirais de faire ou d’éviter?


….D’éviter de copier les autres. Finalement, s’ils sont pas si souriant que ça, c’est pas si grave.


Alors il y a des gens qui n’iront de manière naturelle pas vers eux, passeront pas la barrière, tant pis.

Y en a qui, de toute façon, iront vers eux et passeront le côté un peu froid du début, pour découvrir la vraie personne derrière et avec qui il y aura peut être de vraies habitudes.

Donc finalement de peut-être pas se mouler sur tout ce qu’on voudrait être, de se dire:

« Ben, c’est pas grave, en fait, je suis comme ça, et finalement, c’est bien aussi l’atypisme« .


Il y a des gens qui vont nous aimer pour ça, quoi !

« On s’ennuie pas » mon mari dit : « moi, avec toi, je ne m’ennuie jamais, 26 ans après, tu me surprends encore« 

Parce que des fois, c’est vrai que j’ai des réactions un peu, voilà – maintenant on sait pourquoi, – et donc il y a un coté .. où on ne s’ennuie jamais …. je me dis finalement faut peut-être rester soi-même avec ses ces petits trucs, ses petits toc, ses machins,….

Mais, si quand même, ne pas non plus tout le temps se cacher derrière ça, je le fais pas parce que je suis autiste, ça, je le fais pas parce que…

Non des fois faut savoir se dire: oui, ça va être compliqué, mais je vais le faire un peu quand même parce que; c’est important, dans la vie, on a besoin de se dépasser un peu parce que le monde va pas s’adapter à nous en réalité, donc on est quand même obligé des fois de se dire

« Je vais prendre un peu sur moi ce jour-là, parce que ça, c’est important »

il faut choisir ses combats….il y a des combats, il faut le faire, même si pour nous, ça va être compliqué, il faut le faire quand même.

Le témoignage complet d’Elodie, infirmière

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Angela, 31 ans, autiste et consultante inclusion et diversité (vidéo)

Angela, 31 ans, autiste et consultante inclusion et diversité (vidéo)

#autisticpride Angela, 31 ans, autiste et consultante en inclusion et diversité pour des universités. 

❇️ Ses conseils pour des jeunes autistes (EXTRAIT)

…. je pense que moi, ce qui m’a fait perdre beaucoup de temps, c’est d’écouter les conseils des autres et surtout, parce qu’en fait je ne savais pas que j’étais autiste, et les autres n’étaient pas autistes et donc du coup de recevoir des conseils de gens qui ne comprennent rien à ma réalité et qui ne fonctionnaient pas, ça a été hyper souffrant en fait.

Ce que je disais, mais moi, j’ai ce problème, Ok, les autres l’ont aussi apparemment, cette solution ça fonctionne mais pour moi, ça ne fonctionne pas et en fait d’être en multiples, échecs de me dire mais waouh ça marche pour tout le monde mais pas pour moi …
mon conseil, c’est vraiment …

🧭 développer ma boussole intérieure,

🧐 trouver les moyens de comprendre comment je fonctionne moi

💪 pouvoir exprimer ma singularité.

en harmonie avec mon environnement, mais déjà commencer moi par comprendre comment je fonctionne.

Retrouve toute l’interview vidéo ci-dessous


merci Angela ❤️

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Nolan, autiste, animateur et vice-président de GEM

Nolan, autiste, animateur et vice-président de GEM

EXTRAIT – Le cliché que Nolan aimerait éradiquer au sujet de l’autisme

C’est quoi le cliché de l’autisme qui t’énerve le plus?

« Ce qui est embêtant, c’est que pour le lambda, il y a l’autisme lourd et l’autisme savant, il n’y a pas entre deux.

Et, on a très rapidement, je vais .. parler de manière générale – dans tout ce qui est média, dans tout ce qui est fiction ou quoi que ce soit, …on a commencé à représenter les extrêmes alors c’est un spectre qui est vraiment hyper large et c’est très bête de se coltiner sur les deux, alors que les 90 % des personnes sont au milieu.

Ce n’est pas Einstein, ce n’est pas non plus une personne qui ne peut pas parler, qui est bourrée stéréotypies, il y a un entre deux et souvent cet entre deux est beaucoup invisibilité.

Puis aussi celui l’impression pour beaucoup de personnes, qui voient l’autisme comme une maladie psychique, sauf que non, c’est pas un truc qu’on peut régler à coups de cachetons.

C’est un handicap qui peut, par définition, donner des freins pour la vie de tous les jours, des difficultés, mais c’est un bagage qu’on va porter toute notre vie et qui n’est pas forcément que négatif.

…..ça apporte plein d’autres trucs, qui pour moi font ce que je suis….mais pour le coup faut juste pas dire ‘t’es autiste je te plains’ non t’es autiste, ok comme t’es myopes ou comme, on vit avec, on s’adapte, mais c’est pas ça qui va pourrir notre vie, il faut pas qu’on laisse ça pourrir notre vie surtout aussi »

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